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Plusieurs centaines de Genevois attendent une place dans un établissement médico-social.

Par Alexandre Haederli et Catherine Boss, Tribune de Genève

 

Plusieurs centaines de Genevois attendent une place dans un établissement médico-social.

Une analyse des statistiques des établissements médicaux sociaux révèle que Genève détient le record de Suisse du taux d’occupation. Les données de 2016, les plus récentes, indiquent que l’occupation moyenne des EMS du canton a dépassé les 100%. Un chiffre qui peut s’expliquer par l’ajout de lits temporaires. Tous les cantons romands affichent un taux extrêmement élevé, entre 98% et 100%, largement au-dessus de la moyenne suisse de 94%.

Si la saturation des EMS genevois n’est pas nouvelle, elle n’en est pas moins préoccupante. L’une des conséquences: actuellement 180 personnes séjournent aux Hôpitaux universitaires (HUG) en attendant leur transfert en EMS. Des personnes trop faibles pour être renvoyées chez elles, mais qui n’auraient pas besoin d’être à l’hôpital. Une cinquantaine d’entre elles occupent des lits dévolus aux personnes nécessitant des soins aigus. Les autres ont été placées dans des sortes d’EMS temporaires, créés au sein des HUG. À titre de comparaison, dans le canton de Vaud, le CHUV n’héberge «que» 21 personnes en attente d’un transfert en EMS.

Le Canton se montre serein

De nombreux autres Genevois attendent chez eux une place en EMS. Il n’existe pas de liste d’attente centralisée, mais la Fédération genevoise des établissements médico-sociaux (FEGEMS) estime qu’ils seraient environ 200. «Le problème, c’est que si ces personnes attendent trop longtemps, leur entrée en EMS ne se fera pas dans des bonnes conditions», explique la secrétaire générale Anne-Laure Repond.

La situation ne semble pas préoccuper le Département de la santé (DEAS), qui met en avant une récente création de lits, pas encore prise en compte dans les statistiques fédérales. «Avec 106 nouveaux lits en 2016 et 132 en 2017, l’accroissement du nombre de lits correspond actuellement au besoin de la population âgée», chiffre Laurent Paoliello, secrétaire général adjoint. Une évolution bienvenue, mais insuffisante pour la FEGEMS. «À chaque ouverture d’établissement, la situation se détend pendant deux ou trois mois, mais cela ne dure pas», observe Anne-Laure Repond. Et surtout, aujourd’hui, il n’y a pas ou peu de nouveaux projets – alors qu’il faut facilement compter une dizaine d’années pour les réaliser.

Impact des soins à domicile

«La densification urbaine et le coût foncier élevé du canton de Genève freinent les projets d’investissements immobiliers. En particulier dans le secteur des EMS qui sont des institutions sans but lucratif et pour lesquelles existent des contraintes architecturales», souligne le DEAS. Le besoin en lits sera réévalué lors de la rédaction de la planification sanitaire 2020-2023. Un exercice particulièrement complexe puisque ce développement doit aussi tenir compte du désir d’un nombre important de personnes de pouvoir vieillir à domicile et intégrer le développement des structures dites «intermédiaires», comme les immeubles avec encadrement.

En matière de soins à domicile ainsi que de structures intermédiaires justement, Genève, et plus généralement la Suisse romande, fait figure de pionnière. «D’un côté, c’est un exemple, souligne Andreas Christen, économiste à Credit Suisse et auteur d’une étude sur le secteur des EMS. D’un autre côté, il y a des voix plus critiques qui estiment qu’une occupation trop élevée peut empêcher une concurrence entre établissements du point de vue de la qualité de la prise en charge. Pour les personnes âgées, c’est évidemment mieux d’avoir une certaine liberté de choix.»

La situation genevoise contraste avec celle régnant en Suisse alémanique, où plusieurs cantons ont vu leur taux d’occupation baisser ces dernières années. Selon les experts, c’est encore à Genève que l’offre devrait croître le plus fortement au niveau suisse ces prochaines années. «Avec près de 4000 lits supplémentaires, nous estimons que la région économique de Genève enregistrera la plus grande extension de l’offre d’ici à 2040», écrit Credit Suisse.

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EMS Suisse

Soins en EMS cinq fois plus cher qu’à domicile

Santé 24heures.ch – Les coûts des établissements médico-sociaux (EMS) se sont élevés en Suisse à 9,5 milliards de francs en 2014, alors que ceux des soins à domicile ont atteint deux milliards.

Vivre en EMS coûte en moyenne 8700 francs par mois. Au total, les coûts de ces établissements sont presque cinq fois plus élevés que ceux des services d’aide et de soins à domicile (SASD), selon les calculs de l’Office fédéral de la statistique (OFS).

Les coûts des établissements médico-sociaux se sont élevés à 9,5 milliards de francs en 2014, alors que ceux des SASD ont atteint deux milliards, selon un communiqué diffusé jeudi par l’OFS.

Le personnel soignant est évidemment bien plus présent dans les établissements médico-sociaux. En comparaison, les personnes en EMS ont reçu 110 minutes de soins journaliers, contre neuf minutes pour celles soignées à domicile. Le nombre des 80 ans et plus bénéficiant de soins à domicile a augmenté moins fortement ( 1,4%) que le total d’heures de soins dispensés (6,7%), signe probable que les SASD rencontrent «des cas plus complexes», estime l’OFS.

Au total, 268’715 personnes ont bénéficié de prestation de soins ou d’aide à domicile en 2014. Elles sont quasiment la moitié moins dans les établissements médico-sociaux (144’657). En chiffres relatifs, 57% des 80 ans et plus recourent aux EMS ou aux SASD. Ils représentent la moitié de la clientèle des SASD et les deux tiers de celles des établissements médico-sociaux.

Genève et Neuchâtel pas encore saturés

Par ailleurs, les statistiques de l’aide et des soins à domicile et celles des institutions médico-sociales font ressortir que le taux d’occupation des EMS dans certains cantons romands est supérieur à 98,3%. Seuls Genève et Neuchâtel ne sont pas proches de la saturation, alors que la moyenne suisse s’établit à 94,6%.

Enfin, l’emploi dans les EMS a crû de 2,5% en 2014 pour atteindre 89’316 postes équivalents plein temps. Celui des SASD a connu une croissance plus marquée ( 4,5%) et s’est établi à 18’782 postes. (ats/nxp)

(Créé: 19.11.2015, 12h04)

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Tribune de Genève: Si Genève ne fait rien, les places en EMS vont manquer

Le bilan est positif: les 51 établissements médico-sociaux (EMS) du canton assurent les prestations attendues et sont bien contrôlés par l’Etat. C’est le plus important. Mais la gestion peut être améliorée dans certains domaines, estime la Cour des comptes dans un rapport publié vendredi. Il faut, en outre, s’inquiéter de l’avenir: aucun projet de construction d’EMS n’est prévu à Genève après 2017; or la population vieillit et sa prise en charge coûtera de plus en plus cher à l’Etat.

En 2012, l’Etat a dépensé 630 millions de francs pour financer la prise en charge des aînés en perte d’autonomie à domicile, en EMS ou aux Hôpitaux universitaires de Genève. «La somme doublera dans vingt-cinq?ans si la structure ne change pas», avertit François Paychère, l’un des auteurs du rapport. Le montant de 1,3 milliard de francs est articulé.

Retarder l’entrée en EMS

Selon la Cour, Genève aura besoin de 4907 lits d’EMS en 2022. Or il ne devrait en disposer que de 4147, aucune construction n’étant prévue après 2017. Pour faire face, l’Etat envisage de repousser le plus tard possible l’entrée en EMS, d’encourager le maintien à domicile et de développer des structures intermédiaires. Comme les unités d’accueil temporaire de répit (UATR), qui proposent un hébergement provisoire, ou les immeubles avec encadrement pour personnes âgées (IEPA), ces logements indépendants équipés d’un système d’appel et d’une conciergerie améliorée. «A terme, les EMS seront bien plus des structures médicalisées assurant des soins palliatifs que des maisons de retraite», prédit Jean-Christophe Bretton, directeur général de l’action sociale. Une prédiction qui fait réagir Nicolas Walder, président de la Fegems, la Fédération genevoise des EMS (lire ci-contre).

Mieux contrôler

Concernant un avenir plus proche, le rapport émet plusieurs recommandations à l’adresse de la Direction générale de l’action sociale – qui en accepte 14 sur 16. Elle devrait tout d’abord adopter une démarche systématique de contrôle des EMS. Il lui faudrait aussi clarifier le rôle du médecin répondant, afin d’éviter les conflits d’intérêts entre le rôle de médecin traitant et celui de médecin répondant. Le secteur connaissant de grandes disparités entre les établissements, la Cour recommande de définir des règles communes de gouvernance. Par ailleurs, l’audit suggère de recourir à une centrale d’achats afin de faire baisser les coûts (blanchisserie, restauration, achat de consommables).

En outre, la Cour remarque que les EMS peuvent améliorer leur comptabilité analytique. Les informations qu’ils fournissent ne permettent pas à la Direction générale de l’action sociale (DGAS) d’affecter précisément certains coûts aux activités de soins ou aux prestations socio-hôtelières. «Cela conduit à une incertitude, à la hausse comme à la baisse, quant aux montants de la subvention et du prix de pension qui doivent être fixés par la DGAS», relèvent les magistrats.

«C’est vrai, réagit Nicolas Walder. Il nous faut instaurer une comptabilité plus précise, car aujourd’hui une partie des soins se trouve financée par le socio-hôtelier et donc par le résident, contrairement à ce que veut la loi et à ce qui se passe à l’hôpital.» Rappelons que le prix de pension dans un EMS avoisine les 10?000?francs mensuels, cofinancés par les résidents, les assurances et les subventions de l’Etat. Dans 75% des cas, les pensionnaires reçoivent un subside.

(Tribune de Genève)

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October 9, 2015 / Posted by / Tribune de Genève: Si Genève ne fait rien, les places en EMS vont manquer