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Communiquer par courrier électronique avec son médecin?

Par Dr. Jean Gabriel JEANNOT
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Mon expérience

Je communique quotidiennement avec mes patients par courrier électronique, je ne pourrais simplement plus m’en passer. Mes patients l’utilisent pour me poser des questions ou pour me donner des nouvelles. J’utilise l’e-mail pour leur transmettre les résultats de leur prise de sang ou le rapport d’un spécialiste consulté.

Pour moi, le courrier électronique est un bon complément à la consultation et au téléphone. Si l’échange par téléphone à l’avantage de permettre une interaction directe, le mail a celui  de pouvoir être envoyé et lu  à n’importe quel moment. J’ai le sentiment que cela permet à mes patients de me poser des questions pour lesquelles ils ne me dérangeraient pas par téléphone.  Je suis aussi convaincu qu’un patient comprendra mieux les informations médicales que je lui envoie par mail s’il peut les lire et les relire plutôt que si je les lui transmets uniquement oralement par téléphone (analyses sanguines, rapport de radiographie, rapport de spécialiste, etc.).

Pour que l’utilisation du courrier électronique à des fins médicales soit sans danger, plusieurs règles doivent être respectées. C’est pour cette raison qu’au bas de chacun des mails que j’envoie figure un lien vers des règles d’utilisation du courrier électronique , règles inspirées de recommandations officielles.

 

L’utilisation du courrier électronique en Europe

Il n’existe à ma connaissance pas de chiffres sur l’utilisation du courrier électronique entre médecins et patients en Suisse. Au niveau européen, une étude basée sur des chiffres de 2011 montre que la situation varie fortement d’un pays à l’autre, de 50.7 % d’utilisation au Danemark à 18.7 % en France. Les auteurs concluent en disant que la faible utilisation du courrier électronique dans certains pays ne reflète souvent pas un manque d’intérêt mais la présence de barrières, techniques ou légales. La situation semble évoluer avec le temps puisqu’un sondage effectué en France en 2015 auprès de 1042 médecins montre un taux d’utilisation de 72 %, très éloigné du 18.7 % de l’étude européenne. Il faut cependant souligner que pour la majorité de ces médecins, l’échange de courrier avec leurs patients n’est pas encore une pratique quotidienne, 11 % déclarant l’utiliser souvent, 61 % parfois.

 

Une pratique utile ?

Une étude publiée en 2015 portant sur 1041 patients souffrant d’affections chroniques en Caroline du Nord apporte des chiffres intéressants : 32 % des patients déclarent que l’utilisation du courrier électronique améliore leur santé, 67 % répondent que cela n’est ni positif, ni négatif, seul 1 % affirme que l’utilisation du courrier électronique a un impact négatif. 46% des personnes interrogées ont déclaré utiliser le courrier électronique comme premier moyen de pour contacter leur médecin. Parmi ceux qui échangent par mail avec leur médecin, 36 % affirment que cela réduit pour eux le nombre de visites au cabinet.

La source d’informations la plus intéressante sur les avantages et dangers de l’utilisation du courrier électronique entre soignant et soigné est certainement l’article Should patients be able to email their general practitioner? publié en 2015 dans le British Medical Journal. Un médecin en faveur de l’utilisation du courrier électronique  et un autre contre cette pratique  s’opposent, chacun citant les études qui appuient sa position.

Pour ce qui est des arguments positifs, on y apprend que « les études effectuées  n’ont pas montré que l’utilisation du courrier était dangereuse, même si des études de qualité manquent encore ». Un autre point me paraît essentiel, les études qui se sont intéressées à l’avis des patients montrent que la satisfaction des patients qui échangent avec leur médecin par mail est généralement élevée, un élément important.

Il est surprenant de découvrir que personne ne mentionne le fait que l’email peut être envoyé à plusieurs destinataires simultanément, une option très utile pour une médecine qui fonctionne toujours plus en réseau.

Pour ce qui est des arguments contre l’utilisation de l’e-mail, on retiendra le fait qu’aucune étude n’a montré que son utilisation avait un impact sur la santé des patients. Mais aussi le fait que le téléphone, qui permet un échange immédiat, lui serait supérieur. Des arguments, pour être honnête, qui ne m’impressionnent pas beaucoup.

Un argument négatif doit par contre être pris au sérieux, le risque pour le médecin d’être noyé sous les e-mails, au risque de surcharger des journées déjà bien remplies.

 

« Certains matins, j’avais jusqu’à 50 mails à traiter… »

Une jeune généraliste française épuisée a récemment dû prendre des mesures radicales  pour survivre, elle a notamment décidé de fermer sa messagerie électronique :

 « Certains matins, j’avais jusqu’à 50 mails à traiter, des patients qui m’envoyaient une photo de leur panaris et qui me demandaient une ordonnance à récupérer le midi… C’était devenu impossible ».

Cet exemple, même s’il dénonce une situation qui va bien au-delà de la problématique du courrier électronique, rappelle aux patients qui souhaitent communiquer par mail avec leur médecin que cela implique le respect de certaines règles et aux médecins qui se lancent dans l’aventure que cela prend du temps.

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Tribune de Genève: Si Genève ne fait rien, les places en EMS vont manquer

Le bilan est positif: les 51 établissements médico-sociaux (EMS) du canton assurent les prestations attendues et sont bien contrôlés par l’Etat. C’est le plus important. Mais la gestion peut être améliorée dans certains domaines, estime la Cour des comptes dans un rapport publié vendredi. Il faut, en outre, s’inquiéter de l’avenir: aucun projet de construction d’EMS n’est prévu à Genève après 2017; or la population vieillit et sa prise en charge coûtera de plus en plus cher à l’Etat.

En 2012, l’Etat a dépensé 630 millions de francs pour financer la prise en charge des aînés en perte d’autonomie à domicile, en EMS ou aux Hôpitaux universitaires de Genève. «La somme doublera dans vingt-cinq?ans si la structure ne change pas», avertit François Paychère, l’un des auteurs du rapport. Le montant de 1,3 milliard de francs est articulé.

Retarder l’entrée en EMS

Selon la Cour, Genève aura besoin de 4907 lits d’EMS en 2022. Or il ne devrait en disposer que de 4147, aucune construction n’étant prévue après 2017. Pour faire face, l’Etat envisage de repousser le plus tard possible l’entrée en EMS, d’encourager le maintien à domicile et de développer des structures intermédiaires. Comme les unités d’accueil temporaire de répit (UATR), qui proposent un hébergement provisoire, ou les immeubles avec encadrement pour personnes âgées (IEPA), ces logements indépendants équipés d’un système d’appel et d’une conciergerie améliorée. «A terme, les EMS seront bien plus des structures médicalisées assurant des soins palliatifs que des maisons de retraite», prédit Jean-Christophe Bretton, directeur général de l’action sociale. Une prédiction qui fait réagir Nicolas Walder, président de la Fegems, la Fédération genevoise des EMS (lire ci-contre).

Mieux contrôler

Concernant un avenir plus proche, le rapport émet plusieurs recommandations à l’adresse de la Direction générale de l’action sociale – qui en accepte 14 sur 16. Elle devrait tout d’abord adopter une démarche systématique de contrôle des EMS. Il lui faudrait aussi clarifier le rôle du médecin répondant, afin d’éviter les conflits d’intérêts entre le rôle de médecin traitant et celui de médecin répondant. Le secteur connaissant de grandes disparités entre les établissements, la Cour recommande de définir des règles communes de gouvernance. Par ailleurs, l’audit suggère de recourir à une centrale d’achats afin de faire baisser les coûts (blanchisserie, restauration, achat de consommables).

En outre, la Cour remarque que les EMS peuvent améliorer leur comptabilité analytique. Les informations qu’ils fournissent ne permettent pas à la Direction générale de l’action sociale (DGAS) d’affecter précisément certains coûts aux activités de soins ou aux prestations socio-hôtelières. «Cela conduit à une incertitude, à la hausse comme à la baisse, quant aux montants de la subvention et du prix de pension qui doivent être fixés par la DGAS», relèvent les magistrats.

«C’est vrai, réagit Nicolas Walder. Il nous faut instaurer une comptabilité plus précise, car aujourd’hui une partie des soins se trouve financée par le socio-hôtelier et donc par le résident, contrairement à ce que veut la loi et à ce qui se passe à l’hôpital.» Rappelons que le prix de pension dans un EMS avoisine les 10?000?francs mensuels, cofinancés par les résidents, les assurances et les subventions de l’Etat. Dans 75% des cas, les pensionnaires reçoivent un subside.

(Tribune de Genève)

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Données médicales, une mine d’or convoitée

Prescriptions, efficacité des médicaments, causes de décès, honoraires ou remboursements : la France dispose d’une des plus grandes, « voire de la plus grande base médico-administrative du monde », selon un rapport de 2013. Le gouvernement promet de davantage partager ces données : une manne précieuse pour les industriels.

1. Un enjeu de taille. Près d’1,2 milliard de feuilles de soins par an, 500 millions d’actes médicaux et 11 millions d’hospitalisations sont recensés par le système national d’information interrégime de l’Assurance-maladie (Sniiram) et le Programme de médicalisation des systèmes d’information (PMSI) des hôpitaux. Des données sensibles, rendues anonymes, auxquelles, pour l’heure, n’a accès qu’un cercle restreint – chercheurs du public en tête -, alors qu’elles peuvent intéresser bien d’autres secteurs comme les start-up de l’e-santé ou les patients eux-mêmes.

2. Un trésor inexploré. L’entreprise morbihannaise Celtipharm a été la première à solliciter l’accès à cette mine d’or. Spécialiste français du traitement des données de santé, la bretonne (12 millions d’euros de chiffre d’affaires) ambitionne en effet, grâce à son savoir-faire en statistiques, d’explorer les feuilles de soins électroniques pour réaliser des études épidémiologiques sur la consommation médicamenteuse ou la prévention des situations à risques. D’autres sociétés, comme Withings, misent elles aussi sur le coffre-fort des données publiques pour développer la vente d’objets connectés.

3. Éviter des scandales sanitaires. À l’heure du tout numérique, l’ouverture des données de santé offrent bien d’autres perspectives. « Nous voulons étudier les restes à charge, les dérives de prescriptions », explique Christian Saout, secrétaire général délégué du Collectif interassociatif sur la santé (Ciss), qui représente les patients. Et pour qui le scandale du Mediator, souvent utilisé comme coupe-faim, aurait pu être « identifié plus tôt » en repérant les prescriptions inadéquates à des patients non diabétiques. Développer l’« open data » permettrait aussi aux complémentaires santé, qui déplorent souvent leur rôle de « payeurs aveugles », de comparer la pertinence de l’offre de soins à l’aune des remboursements qu’elles versent.

4. Accès aux données : quels garde-fous ? Ces arguments semblent avoir été entendus par la ministre de la Santé, Marisol Touraine, qui envisage, dans son projet de loi de santé, une ouverture, timide, mais inédite, des données de la Cnamts (assurance-maladie des travailleurs salariés) aux sociétés à but lucratif. Avec quel accès aux données ? Quels garde-fous ? C’est toute la question. Pas de problème pour les données ne présentant aucun risque d’identification des patients ou des professionnels : elles seront mises en ligne gratuitement et ouvertes à tous. « Ce qui pose problème, c’est l’accès régulé aux données potentiellement réidentifiantes », expose ainsi Christian Saout.

5. Les patients dénoncent un risque de piratage. Pour le Ciss, le mécanisme prévu s’apparente à une usine à gaz. En cause : la création d’un gigantesque « système national des données de santé » regroupant le Sniiram, le PMSI, des données sur les causes de décès des collectivités territoriales ou encore des données de remboursement personnelles transmises par les complémentaires santé. Une « base énorme (qui) justifie des protections énormes », dixit Christian Saout. Des autorisations délivrées par la commission nationale informatique et libertés (Cnil), en fonction de critères arrêtés par le ministère, comme l’intérêt général du sujet de recherche présenté. Et un accès payant à ces données. Bilan : des données difficilement accessibles mais aussi plus sensibles au piratage, selon le Ciss, la Mutualité française et l’Ordre des médecins, qui préféreraient créer des liens entre les différentes bases existantes pour croiser les données en fonction des sujets de recherche.

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Santé : des allocations amputées au Canada

Des gens atteints de sclérose en plaques, qui profitaient d’aide à domicile, subiront les contrecoups des compressions en santé. Ils verront leurs allocations forfaitaires réduites de plus de la moitié en janvier.

« J’accepte que maintenant je sois rendue ici, que j’aie besoin d’aide pour pouvoir fonctionner. Quelqu’un vient faire mon lavage, mon ménage, etc. Je garde mon énergie. Pour moi, prendre ma douche, c’est comme courir un marathon », explique Marie-Claude Sauvageau, une femme de 41 ans de Rivière-au-Renard, en Gaspésie.

Elle avait droit à un montant de 270 $ par mois pour des tâches ménagères puisqu’elle n’a pas les moyens de se payer cette aide.

Elle pouvait profiter d’une entreprise multiservice pour toutes sortes de tâches, comme le ménage et les repas. Le Centre de santé et des services sociaux Côte-de-Gaspé payait pour ces soins à domicile, mais en janvier le Centre coupera de plus de la moitié l’aide accordée.

Au CSSS Côté de Gaspé, on nous indique que les règles n’ont pas changé, mais qu’elles seront appliquées avec plus de rigueur.

Après des compressions déjà douloureuses cette année, Québec a demandé aux directions régionales de santé publique de se départir de près d’un employé sur trois pour le 1er avril prochain. C’est tout le volet prévention qui est en péril pour sauver une partie des allocations sociales.

Les économies recherchées sont sans précédent en santé publique (allocations sociales), à la hauteur de 30 % des budgets actuels, ce qui entraînerait les nombreuses suppressions de postes a appris Le Devoir.

Des impacts sur la santé de la population, surtout les personnes les plus vulnérables, ainsi que des retombées financières négatives à moyen terme sont à prévoir, avertit le président de l’Association des médecins en santé communautaire. « C’est une décision qui va à l’encontre des intérêts de la population et du réseau de la santé. La prévention est un investissement qui rapporte. Les économies seront à la marge et à court terme », déplore le Dr Yv Bonnier-Viger.

Vaccination, surveillance des maladies et intoxications à déclaration obligatoire, surveillance des maladies infectieuses, dépistage, certaines missions de la santé publique sont à toutes fins utiles intouchables. On peut difficilement imaginer cesser de vacciner les enfants, de répertorier les cas de C. difficile ou de se préparer à la survenue d’un cas d’Ebola au Québec.

C’est donc la prévention et la promotion de la santé qui risquent le plus. Pour l’instant, les agences de la santé et des services sociaux ne sont pas en mesure de détailler quels programmes seront touchés.

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December 15, 2015 / Posted by / Santé : des allocations amputées au Canada