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Conditions de travail du personnel pointées du doigt

Conditions de travail – Le syndicat Unia a déploré mercredi les conditions de travail du personnel soignant à domicile. Le manque de personnel mais aussi la course au profit qui nuit à la qualité des soins sont pointés du doigt.

Les conditions de travail se détériorent et les soins prodigués sont rationalisés, fractionnés en actes médicaux minutés. Tout ce qui n’est pas mesurable, comme le temps de discuter avec le patient, est supprimé, déplore Unia. A ceci s’ajoute l’augmentation du nombre de tâches, notamment bureaucratiques, à gérer.

Dans son “manifeste pour des soins et un accompagnement de qualité”, Unia réclame davantage de conventions collectives de travail pour garantir une meilleure situation pour les employés.

Faire face à la pénurie

Le syndicat relève “le faible taux d’organisation syndicale” dans la branche. Des groupes Unia dans le secteur des soins ne sont présents que dans neuf cantons. En Suisse romande, seul Genève en dispose. Le syndicat revendique aussi un meilleur accès aux établissements et aux écoles.

>> Unia-Genève songe à une initiative de mise en oeuvre pour la prise en charge des personnes âgées:

Giulia Willig, secrétaire syndicale responsable des professions de la santé à Unia-Genève.
Le Journal du matin – Publié le 11 février 2016

Unia demande aussi aux cantons de se donner les moyens d’avoir des institutions médicales suffisamment dotées en personnel soignant pour faire face à la pénurie dans le secteur.

Le syndicat Unia et l’association «Zu Hause leben» ont adopté la nouvelle CCT alémanique de la branche privée de l’accompagnement non médical à domicile. Elle règle les conditions de travail dans ce secteur en croissance rapide, fixe des salaires minimaux ainsi que la durée du travail et du repos, et garantit une prise en charge de qualité. Les partenaires sociaux proposent au Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) de déclarer cette CCT de force obligatoire.

La convention collective de travail (CCT) négociée par l’association faîtière de branche «Zu Hause leben» et le syndicat Unia donne un signal fort dans une branche qui, ces dernières années, a connu un essor considérable et où certains prestataires ont défrayé la chronique. Il s’agit des entreprises et agences privées non reconnues d’utilité publique qui, en Suisse alémanique, assurent la prise en charge non médicale des personnes âgées à domicile.

 

Les points-clés de la nouvelle CCT sont les suivants:

  • fixation de salaires minimaux (le plus bas salaire passant progressivement à 22 francs par heure jusqu’en 2018) et introduction du 13e salaire;
  • reconnaissance salariale de l’expérience professionnelle, de la formation et du perfectionnement;
  • réglementation des heures de travail et des périodes de repos, y c. indemnisation du temps de déplacement et du service de piquet;
  • assurance obligatoire d’indemnités journalières en cas de maladie;
  • encouragement du perfectionnement professionnel;
  • protection spéciale contre le licenciement pour les délégué-e-s syndicaux;
  • création d’une commission paritaire chargée de l’exécution et des contrôles de la CCT.

Tant l’association faîtière «Zu Hause leben» que le syndicat Unia voient dans la nouvelle CCT une étape importante pour la main-d’œuvre, pour les personnes prises en charge comme pour l’ensemble de la branche. «La CCT soumet ce marché à des règles claires et crée des conditions transparentes et équitables au profit des personnes âgées et du personnel d’accompagnement», a déclaré à la conférence de presse organisée à Berne Paul Fritz, chef de la délégation aux négociations de «Zu Hause leben». «Les salaires équitables et le personnel bien formé contribueront à véhiculer une image positive et à instaurer un climat de confiance», a poursuivi Margaretha Stettler, présidente de l’association. Selon Vania Alleva, coprésidente du syndicat Unia, la CCT permettra à tous les acteurs de lutter à armes égales et de «combattre les brebis galeuses exploitant leur main-d’œuvre». Or «les rapports de travail dans les ménages privés, soustraits à l’attention du public, ont besoin d’une protection particulière», a souligné la coprésidente d’Unia.

Les partenaires conventionnels proposeront au Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) de déclarer cette CCT de force obligatoire pour toute la Suisse alémanique. Le but étant qu’elle entre en vigueur au plus tard le 1er janvier 2015. Près de 6000 salarié-e-s en profiteraient.

 

Informations complémentaires:

  • Vania Alleva, coprésidente du syndicat Unia
  • Margaretha Stettler, présidente de l’association «zu Hause leben»
  • Paul Fritz, chef de la délégation aux négociations de l’association «zu Hause leben»
  • Christine Michel, membre de la direction du secteur tertiaire du syndicat Unia
February 23, 2016 / Posted by / Conditions de travail du personnel pointées du doigt